Jeudi 27 Septembre 1480: Quelle journée! Quelle découverte!! Quelle extraordinaire découverte!!!
Cette journée commença par une interminable matinée. Alors que tout l'équipage n'était pas encore bien réveillé, un violent orage frappa mon bateau, "Le Victoria". Le plus violent jamais rencontré. En seulement quelques minutes, "Le Victoria" était innondé. Toutes les provisions et le matériel de rechange étaient tombés par-dessus bord. Je me concertai (avec mon quartier-maître Harry et mon second Tommy) pour connaître leur avis. Nous n'avions que deux possibilités : soit changer de cap et renoncer à notre destination finale, le port de Calicute ; soit continuer et risquer la vie de tout l'équipage. La décision fut vite prise et nous décidâmes de changer de cap, direction plein sud.
Vers midi, les nuages commencèrent à se dissiper et tout l'équipage reprit son poste. Je sentai une ambiance pesante sur "Le Victoria". Alors que James, le cuisinier, constata les pertes de nourriture, mon second remarqua une brisure à la proue du "Victoria". Le danger était grave, il fallait que nous accostions, et vite!
En tout début d'après-midi, le soleil perça enfin les nuages et nous nous exposions à une belle après-midi. "Le Victoria" avança à pleines voiles. Nous étions alors par 46°41 de latitude sud et 16°22 de longitude est quand la vigie annonça : TERRE! TERRE A TRIBORD!! Je me ruai sur ma longue-vue. Ce moment ne pouvait pas mieux tomber. A quelques miles de là, je vis une île de taille moyenne. Jamais encore après de multiples passages sur cet océan, je ne l'avais vue. J'annonçai la nouvelle à l'équipage qui était soulagé d'apprendre cela. Nous entreprîmes le contour de l'île par la mer pour voir à quoi elle ressemblait. Au sud de cette île, nous aperçûmes plusieurs petites plages de sable blanc. Au nord, une côte rocailleuse dont nous pûmes voir en arrière-plan la montagne. Et pour finir à l'est et à l'ouest des forêts assez élargies qui assombrissaient un peu le paysage. Par contre, pas le moindre signe de vie, ni de village vu de bord.
C'est en tout début de soirée que nous accsotâmes sur cette île. Sans perdre une minute, une dizaine de soldats et moi allâmes explorer les lieux. Après une bonne heure d'exploration, nous annonçâmes à l'équipage que l'île était habitée par des Indiens. En dehors de cela tout était calme. Alors l'équipage se hâta de débarquer et d'installer le campement. James alla tout de suite chercher dans la forêt de quoi nous approvisionner. Il ramena principalement des fruits. Pendant que l'équipage réparait les dégâts du "Victoria", le chef des Indiens vint me voir et invita l'équipage à un festin de bienvenue.
Le soir même, nous fûmes reçus chaleureusement dans leur charmant village. Le festin était divin et en dessert nous goûtâmes même un fruit inconnu de nous tous : le "jutao". C'est un fruit de forme arrondie extrêmement juteux et qui a l'aspect d'une noix de coco. A l'intérieur, on y trouve un mélange au goût de mangue et de papaye. Bref, un fruit rarissime. La soirée touchait à sa fin et nous remerciâmes le chef pour cette soirée sympathique.
Après cette journée bien remplie, je me rendis enfin compte de la découverte extraordinaire que moi, LORD ASRIEL, 38 ans, explorateur je venais de faire. Jamais personne ne l'avait vue. Il fallait maintenant que je lui trouve un nom. Je décidai de la baptiser "L'île de la bienvenue" et je trouvai enfin le sommeil.
Après quelques mois passés sur cette île, je décidai de reprendre la mer pour poursuivre notre voyage. Après avoir bien armé le bâtiment, il fut venu le jour des adieux et des remerciements envers les Indiens. Nous repartîmes à l'aube avec toutes les provisions nécessaires pour les quelques mois de mer restants en direction du port de Calicute, pour le marché des épices.
Travail réalisé par Sébastien Mauny, 5°4.
E.Morello